Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture

Manifestation en vélo: „Le maillot jaune contre la torture“
Débat: „Une mésalliance? Allemagne, Economie, Etats pratiquant la torture.“

„Amnesty International intervient également“

Emprisonné à l’âge de 16 ans, condamné à la peine de mort, après avoir obtenu son aveu sous la torture. Cela est arrivé à Moses Akatugba dans l’Etat pétrolier du Nigeria. En Arabie Saoudite, un des partenaires économiques privilégiés de l’Allemagne, le blogger Raif Badawi réclame la liberté d’expression. Pour cela il a été condamné à 10 ans de prison et 1.000 coups de fouet. Il en a déjà reçu 50.

Dans 131 Etats des personnes sont maltraitées.  Depuis longtemps Amnesty se bat contre la torture.  Elle constitue une violation de droits humains brutale et manifeste, qui n’est nullement justifiée.

En Allemagne et dans les autres Etats occidentaux, la torture est bannie. Cependant des voix s’élèvent également  chez nous face à la terreur islamiste, approuvant le recours à la torture comme mesure de sauvetage. 

Le rapport du Sénat américain sur les écoutes de la CIA réalisées après le 11 Septembre 2001 a confirmé le fait, que la torture n’est non seulement un crime, mais également inutile. Depuis la convention internationale contre la torture de 1984, la pratique de la torture est interdite par le droit international.

Mais la réalité est tout autre: Pour abolir la torture, il faut se mobiliser. Pour dénoncer publiquement les Etats tortionnaires. Pour mettre la pression sur nos responsables politiques, afin qu’ils s’engagent pour défendre les droits humains.

En 2015 Amnesty International s’engage tout particulièrement dans le combat contre la  torturte. Et beaucoup s’engagent. La protestation devient mondiale notamment au moyen de manifestations, pétitions, lettres, points d’information, manifestations silencieuses, rapports à la presse...

Logo Antifoltertag WebLe 26 juin est la journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture. Nous manifesterons dans la rue. Sous le slogan „ Le maillot jaune contre la torture“, nous circulons à vélo à travers le centre de Berlin, pour manifester notre désapprobation devant les ambassades des Etats tortionnaires du Mexique, de l’Arabie Saoudite, des Etats-Unis, du Nigeria et de la Chine.   Le soir sera organisée une discussion avec des expert(e)s éminent(e)s sur la question de savoir, comment on peut  faire reculer la torture au niveau mondial.

Quelle attitude doivent tenir nos responsables politiques, lors des visites officielles dans ces Etats pratiquant la  torture? Que pouvons nous faire, pour mettre fin à ce scandale quotidien?
Moses Akatugba ne sera pas exécuté, malgré le jugement et ses aveux obtenus sous la torture. Des centaines de milliers de personnes ont exigé sa libération. Le gouverneur de la région nigériane du Delta a déclaré:“ J’ai gracié Moses Akatugba (...). Son cas a mobilisé une grande attention dans les médias sociaux et Amnesty International s’est engagée également.“

Amnesty poursuit son action. Pour Raif Badawi et toutes les autres personnes, qui sont torturées et maltraitées de par le monde. Le 26 juin à Berlin. Serez-vous  des nôtres ?

Action d’Amnesty, Section Berlin-Brandenburg le 26 juin, journée internationale pour le soutien aux  victimes de la torture:

Manif à vélo "le maillot jaune contre la torture "

16:30 H.: Départ de la manifestation de l’ambassade du Mexique (Klingelhöfer Str. 3, 10785 Berlin), 17:00 H:   Manifestation devant l’ambassade de l’Arabie Saoudite (Tiergartenstraße 33-34, 10785 Berlin),17.30 H:   Manifestation devant l’ambassade des Etats-Unis (Pariser Platz 2, 10117 Berlin),  18.00 H:   Manifestation devant l’ambassade du Nigeria (Neue Jakobstraße 4, 10179 Berlin),18.20 H:   Manifestation devant l’ambassade de Chine (RP) (Märkisches Ufer 54, 10179 Berlin),18.45 H:   Fin de la manifestation à Alexanderplatz (Horloge universelle).

Parcours et étapes ainsi que cartes topographiques sont disponibles sur Smartphones

Discussion „Une mésalliance ? Allemagne, Economie, Etats pratiquant la torture.“

De quels moyens disposerait la politique étrangère, pour exiger une abolition de la torture au niveau mondial?  La collaboration avec les Etats tortionnaires constitue-t-elle und chance pour les droits humains?
Que peut entreprendre la société civile, pour faire reculer la torture?

Ines Pohl (taz-Rédactrice en chef et moderatrice), Selmin Çalışkan, secrétaire générale d’Amnesty et Bernhard Docke, avocat de Murat Kurnaz discuteront notamment sur ces thèmes et bien d’autres dans la salle de cinéma de l’université Humboldt (Hauptgebäude, Kinosaal, Unter den Linden 6).


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